Affaire Royal: Ségolène Royal n’a pas l’intention de renoncer à sa liberté de parole

Ségolène Royal annonce sur Facebook qu’Emmanuel Macron va mettre fin à ses fonctions d’ambassadrice des pôles. Elle réagit à une information du Canard enchaîné.

Rappelons que Le Parisien a révélé cet après-midi que Ségolène Royal avait reçu une lettre du Quai d’Orsay lui demandant de respecter le devoir de réserve auquel elle est astreinte, devoir de réserve qu’elle piétine allègrement par ses déclaration politiques.

Voici le texte de Ségolène Royal sur Facebook et la lettre du Quai d’Orsay.

« Le Canard Enchaîné fait état d’une information dont voici le contenu exact. En fait, je ne suis pas convoquée car le licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable, comme indiqué dans la lettre ci-jointe. Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution.
J’en prends acte.
Je remercie et salue le travail remarquable des équipes du Ministère des Affaires Étrangères, des ambassades en poste dans les pays du cercle arctique et des scientifiques, chercheurs et universitaires français respectés dans le monde entier. J’ai accompli cette tâche bénévole avec passion et conscience professionnelle en continuité de ma responsabilité de présidente de la COP21. Le bilan complet sera publié dans quelques jours.
(Quant aux deux parlementaires qui avaient annoncé à grand bruit ma convocation punitive, ils ont menti car l’Assemblee Nationale n’a jamais voté de commission d’enquête. Ils se seront fait davantage connaître par ce coup d’éclat que par leurs travaux parlementaires…)
Cela dit, animée par l’utilité de transmettre ce que j’ai appris des pôles et notamment des populations autochtones que l’on doit mieux écouter pour comprendre la catastrophe climatique, je me tiens à la disposition des commissions affaires étrangères et développement durable pour témoigner sur tous ces travaux ainsi que pour défendre l’Institut polaire qui a besoin de moyens pour assurer encore mieux le rayonnement scientifique de la France ».